Les Gilets Jaunes 63

Citoyens, réveillez-vous !

Mois : janvier 2019 Page 1 of 2

Laurent Boti

22 janvier, 23:24

Je suis assez atterré des réactions que je lis ici ou là sur les Gilets jaunes. Il me semble que la plupart de ceux qui s’insurgent contre ce mouvement n’ont pas saisi qu’il constitue une pâle répétition de ce qui se prépare demain : il ne s’agit pas ici d’une prédiction illuminée ou d’un souhait, mais d’une réalité inévitable.

Nous vivons sous le joug d’un capitalisme totalitaire. Ce n’est pas une opinion : c’est un fait. Il n’existe plus aucune alternative à ce système. Son application est universelle, il a éradiqué toutes les autres doctrines économiques adoptées par les pouvoirs en place, s’est libéré de tout frein, et affranchi des lois universelles qui sont au coeur même du pacte humain, dont la plus élémentaire pour soutenir un système : un minimum d’égalité.

Parmi les conséquences de ce totalitarisme d’une extrême violence (nul doute que l’Histoire fera un jour le décompte des mort du capitalisme comme elle a fait l’inventaire du communisme ou d’autres dictatures), deux retiennent particulièrement l’attention : l’état de la planète, terre de pillage devenue poubelle, et le gouffre des inégalités, devenu insoutenable.

Tôt ou tard, ces deux phénomènes sont appelés à se rencontrer. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est la NASA (l’étude a été largement commentée à sa sortie). Cette rencontre va provoquer des bouleversements irréversibles, que l’on peut résumer en ces mots : l’effondrement de notre civilisation.

Nous ne pourrions y échapper qu’à condition d’appliquer deux mesures : la réduction drastique de notre consommation d’énergie et une meilleure redistribution des richesses. Les économistes le savent, les scientifiques le confirment, les penseurs le théorisent depuis maintenant plusieurs décennies.

Seulement voilà: ces deux mesures s’opposent à la nature même du capitalisme tel qu’il est appliqué aujourd’hui.

Les conséquences, donc, sont inévitables. Et s’il est bon de le rappeler, c’est parce que lorsque je lis les réactions, partout, sur ce qui est en train de se passer, je réalise que les gens vivent dans une réalité parallèle, dans l’inconscience absolue de l’état du monde…

Alors chers amis, qui regardez de haut les « beaufs » casser des vitrines de luxe ou renverser des Porsche, et se faire casser à leur tour par une police toujours plus violente pour défendre ce Capitalisme devenu dictature, sachez que je vous regarde, moi, avec l’incompréhension, la compassion, et la terreur, que l’on réserve aux membres d’une secte juste avant leur suicide collectif.
Vous avez été embrigadé, Diorisé, HanounaÏsé… au point de vous moquer de ceux qui défendent l’avenir de vos gosses.

Et dans le processus, vous avez oublié ceci : nous vivons dans une dictature – oui j’ai pesé le mot – capitaliste. Tous les pouvoirs du monde sont mobilisés aujourd’hui contre nous, Humains, pour la défense, la perpétuation, et l’accélération de ce système. Comme tout système totalitaire, calotte glacière ou pas, il est appelé à s’effondrer, à être renversé, éradiqué, jugé et condamné. Et ce que vous voyez avec les Gilets jaunes n’est que le pâle embryon de ce qui est en train de se préparer.

Joyeux réveil.

Un gilet jaune vous parle

Marche citoyenne 26 janvier – acte XI

 

 

Avenue de Cournon, 63170 Aubière
Avenue du Roussillon
Boulevard Gustave Flaubert, 63000 Clermont-Ferrand
Boulevard Robert Schuman, 63000 Clermont-Ferrand
Rue de l’Hemitage
Zone commercial Decathlon
Boulevard Gustave Flaubert, 63000 Clermont-Ferrand
Avenue du Roussillon
Avenue de Cournon, 63170 Aubière

Partout en France le 17 janvier !

ACTE X. La mobilisation partout en France

ACTE X. Les images de la mobilisation partout en France, avec autant de GJ dans la rue que le weekend dernier, pourtant l'un des plus important depuis le début du mouvement. Et des records dans plusieurs grandes villes (Toulouse, Bézier).

Publiée par Cerveaux non disponibles sur Dimanche 20 janvier 2019

Le grand débat national

Le témoignage de René Revol, maire invité au “Grand débat” de Souillac le 18 janvier

Grand débat national : Respect à cette maire qui a tout dit face à Emmanuel Macron

Grand débat national : Respect à cette Maire qui a tout dit face à Emmanuel Macron(Discours de Claire Carrère Godebout, maire de Graveron-Semerville)

Publiée par En toute simplicité sur Mardi 15 janvier 2019

MACRON 1er et les 600 messagers.

Que penser de cette 1ère réunion télévisée entre le Président de la République et 600 maires réunis dans un gymnase en Normandie ?

Je le dis tout de suite : je ne l’ai regardé que 15 minutes et cela m’a suffit.

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Le maire est l’institution de la République qui fait, à mon avis, le plus l’unanimité parmi les Français. Les maires sont les représentants les plus proches du citoyen. Ce sont eux qui enregistrent actuellement les doléances de tous les Français ( pour ma part : pas de cahier à Corent où j’habite, ni aux Martres de Veyre, ville la plus proche ceci dit en passant).

Voilà donc notre Président, debout micro à la main en bras de chemise, entouré de 600 maires assis sur des chaises, répondant à chaud à toutes les questions. Et il a réponse à tout : à chaque question, une réponse ponctuée à la fin par « j’ai répondu à votre question ».

Et si la politique et la gouvernance pouvait être aussi simple que cela :

Le citoyen a un problème. Il écrit dans le cahier à sa mairie. La requête est transmise par le maire au Président. Le président donne la bonne réponse au maire qui transmet la bonne parole au citoyen. Et le citoyen est satisfait puisque Macron a donné la bonne réponse.

Plus besoin de débat contradictoire dans le sens propre du mot. Donc plus besoin d’assemblée nationale, plus besoin de sénat. Quel temps gagné et quelle efficacité ! On a juste besoin de voter une fois tous les 5 ans pour élire notre homme providentiel.

Ce modèle me fait froid dans le dos.

 

PS: la réponse de Macron sur l’ISF ne m’a pas satisfait . Je réécris sur le cahier de doléances ?

Thierry Hamel

Marche citoyenne samedi 19 janvier 2019

Ni représentant(e), ni délégué(e), ni porte-parole … la souveraineté au peuple.

GJ63 ON LÂCHE RIEN·JEUDI 27 DÉCEMBRE 2018

Hier, je lisais que Christophe Chalençon, leader gilet jaune auto-proclamé par les médias appelait à une intervention de l’armée. Jacqueline Mouraud autre « leader » annonce quant à elle la fin du mouvement et la création probable d’un parti. Dans mon coin, je me suis dit pas besoin de porte conneries ni de félon(ne) et donc pas besoin de représentants ! Le mouvement de gilets jaunes est aussi inédit que peut l’être un processus révolutionnaire et insurrectionnel. Contrairement aux mouvements sociaux traditionnels, ce soulèvement spontané de citoyens, bien que parti d’une simple contestation de taxe sur le carburant, ne demande plus une simple abrogation de mesurettes ou l’abondement de quelques minima sociaux. La liste des revendications s’étend et s’allonge au fil des semaines. Cette longue liste de doléances pointe à l’évidence une volonté profonde de changement de cap économique. Davantage de pouvoir d’achat, plus de services publics et plus de justice fiscale pour financer le tout. Il n’y a rien à comprendre, pas grand-chose à expliquer et rien à négocier. Tout dénonce une politique néo libérale au service exclusif des systèmes financiers, des actionnaires et des riches. Nous voulons une politique faite de justice sociale et écologique ! De plus, le mouvement, éclairé du bon sens populaire, a bien identifié l’origine et la matrice du problème. Le président, le gouvernement, les députés et sénateurs, bien que légitimement élus ne représentent plus l’idéal démocratique et républicain. Ils ne représentent plus le peuple. Les scandales à répétition pointent du doigt une caste abreuvée de privilèges (salaires, retraites, frais, fonds discrétionnaires, embauches de proches) qui agit pour une part dans son propre intérêt et sa réélection. Pour une autre, elle est au service de puissants lobby économiques et financiers. Parfois ils sont l’un et l’autre. Entre ces cancrelats de nos institutions subsistent une majorité des gens parfois braves et honnêtes, souvent dociles et préoccupés de leur mandat à venir. On assiste depuis bien longtemps à des assemblées constituées de parlementaires godillots à la solde d’une majorité et à des oppositions réduites à de lyriques mais vaines diatribes. Car nous le savons, dans le régime politique de la 5 -ème et notoirement depuis le passage au quinquennat, une fois élus Le Président fait ce qu’il veut ! Alors sans doute ce bon vieux peuple de France, dont la seule identité est la république porte t’ il dans ces gênes culturelles les paroles de Victor Hugo (1) :

« Au point de vue politique, il n’y a qu’un seul principe – la souveraineté de l’homme sur lui-même. Cette souveraineté de moi sur moi s’appelle Liberté. Là où deux ou plusieurs de ces souverainetés s’associent commence l’État. Mais dans cette association il n’y a nulle abdication. Chaque souveraineté concède une certaine quantité d’elle-même pour former le droit commun. Cette quantité est la même pour tous. Cette identité de concession que chacun fait à tous s’appelle Égalité. Le droit commun n’est pas autre chose que la protection de tous rayonnant sur le droit de chacun. Cette protection de tous sur chacun s’appelle Fraternité. Le point d’intersection de toutes ces souverainetés qui s’agrègent s’appelle Société. Ô mes frères, c’est ici le lieu de jonction de ceux qui pensent et de ceux qui souffrent ; cette barricade n’est faite ni de pavés, de poutres, ni de ferrailles ; elle est faite de deux monceaux, un monceau d’idées et un monceau de douleurs. La misère y rencontre l’idéal. Dans cette fraternelle rencontre des gens, des invisibles, dans cette insurrection nous avons enfin retrouvé une part de notre liberté en reprenant une part de notre souveraineté. Nous nous soulevons et manifestons. Désormais toute concession de liberté à des représentants dans un processus électif ne se fera pas sans un processus de révocation. Nous avons une exigence de liberté et nous l’appelons Référendum d’Initiative Citoyenne pour tout ce qui engage la nation sur le long terme. Nous exigeons, une réforme constitutionnelle pour instituer une nouvelle république du 21 ème siècle où la liberté du peuple triomphe. Nous revendiquons l’égalité et cette égalité nous la nommons aujourd’hui justice fiscale et justice sociale. Il s’agit en fait de mesures visant à une juste redistribution des richesses produites par celles et ceux qui sous des statuts divers travaillent. Nous revendiquons la fraternité par une gouvernance qui fait prévaloir l’intérêt commun sur les intérêts particuliers. Un état où le bien commun, dénommé au fil du temps services publics, rayonne sur tous les territoires pour porter au plus haut l’éducation, la santé, la culture, l’accès au logement, à des équipements et des services à la population. Voilà nous braves gens nous vous rappellerons à vous gouvernants que nous portons en nous et plus que vous l’idéal républicain. Aussi, en ces temps ou la révolte gronde encore, nul besoin de représentants (es) pour quoi que ce soit et encore moins pour aller négocier. Il n’y a rien à négocier avec le pouvoir lorsque l’on veut un changement de pouvoir ! Alors, dans l’esprit de 1793, nous devons constituer des assemblées citoyennes où celles et ceux qui agissent et ceux qui soutiennent le mouvement se retrouvent pour décider des actions à mener. Car seules aujourd’hui les actions à mener comptent pour amplifier le mouvement et instaurer un rapport de force propre à faire vaciller ce pouvoir. Nous ne serions remettre entre les mains de quelques-uns cette liberté recouvrée.

Alain BIDET

(1) Les Misérables. Déclamation vertueuse d’Enjolras, héros républicain fictif du roman sur une barricade lors des émeutes de 1832. Au demeurant, cette sublime tirade demeure une des rares définition simple et limpide du triptyque républicain.

Marche citoyenne samedi 12 janvier 2019

La manifestation des Gilets jaunes à Clermont-Ferrand en 4 étapes symboliques Voir l’article La Montagne

« Bravo à tous les gilets jaunes présents à Clermont Ferrand ! Nous sommes fiers de vous, nous avons été plus de 100 000 gilets jaunes sur toute la France. Nous sommes chaque samedi plus nombreux, et nous serons encore plus nombreux samedi prochain !!!!! La France se soulève » (Anthony Vazeille)

Retour de l’ISF : tout un symbôle.

Sommes-nous en démocratie ?

Pour le savoir, rien de plus simple : faîtes le test ISF.

Pourquoi diable Emmanuel Macron tenait-il tant à supprimer l’ISF ? Personne n’était descendu dans la rue pour réclamer sa suppression et cela rapportait beaucoup d’argent à l’état qui en a bien besoin pour ses services publics.

Quand je parle du rétablissement de l’ISF avec mes relations proches, l’argument suivant revient très souvent :  » Si on rétablit l’ISF, ils vont partir ».

Cela m’inspire 4 remarques :

  1. Le ils ne désigne pas le Président et son gouvernement mais bien les grands patrons.
  2. Personne ne m’a réfuté qu’ils ne peuvent pas payer. Donc me voila rassuré : pour l’effort commun, on ne les mettra pas sur la paille… ce qui n’est pas le cas des plus pauvres qui sont écrasés par des taxes toujours plus lourdes.
  3. Cet impôt ne concerne pas les investissements que les riches peuvent faire pour le développement de l’économie française puisqu’il va chercher l’argent dans leurs poches personnelles.
  4. Cela sous-entend enfin que s’ils ne sont plus là, le pays ne tourne pas. Ce qui revient à dire que les vrais patrons de la boutique France, ce sont « ils », des intérêts privés, et non pas le Président et son gouvernement, élus par le peuple et sensés défendre l’intérêt général.

Conclusion : nous ne sommes pas en démocratie mais bien dirigés par une oligarchie de quelques millionnaires ou milliardaires non élus qui privilégient en premier lieu leurs intérêts privés et dictent à nos présidents successifs de faire ce qu’il est bon de faire pour eux.

Remarque : ce serait quand même bien qu’ils se déclarent au grand jour pour que je sache où vont mes impôts et connaître leur conception de l’intérêt général.

 

 

 

 

 

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