Les Gilets Jaunes 63

Citoyens, réveillez-vous !

Mois : février 2019

Du bon BOULO pour les GJ

Un avocat, porte parole des GJ de Normandie et qui sait drôlement bien causer dans le poste !!

Adrien Quatennens

Et maintenant, antisémites !

Macron n’en sortira pas

Macron pensait s’en sortir avec un Grand Débat dont tout le monde mesure à présent l’inconséquence, un réchauffé de réforme constitutionnelle en guise de référendum, une répression généralisée du mouvement, des contre-feux allumés en paquets pour éviter les vrais sujets et des injonctions à arrêter les manifestations. Il n’en est rien. Ce Samedi, c’était l’acte XIV, et dans beaucoup de cortèges comme à Paris, le regain de mobilisation était évident. J’étais avec les Gilets Jaunes à Lille. Trois mois que cela dure et toujours la même détermination et la même volonté implacable d’en finir avec la politique de Macron et de son gouvernement. Comme chaque semaine, de nouveaux participants et des arrivées en famille parmi les manifestants. Chaque jour, chaque semaine qui passe renforce le sentiment que le Grand Débat n’est là que pour occuper le monde à tous les étages, pendant que Macron cherche une porte de sortie référendaire. Mais la seule porte de sortie se trouve dans la traduction politique des justes revendications portées par les Gilets Jaunes. N’est-il pas temps de partager les richesses ? N’est-il pas temps de permettre au peuple lui-même de refonder nos institutions ?

A présent, les revendications portées par les Gilets Jaunes sont stabilisées depuis plusieurs semaines : La lutte contre la vie chère, la hausse des salaires et des minimas sociaux, une meilleure répartition de l’effort entre tous (que les petits payent petit et que les gros payent gros) et la refondation démocratique de nos institutions (avec des outils comme le Référendum d’Initiative Citoyenne et la Constituante pour une 6ème République) sont au coeur de la contestation populaire. Ces revendications dépassent le seul cadre des Gilets Jaunes courageusement mobilisés depuis trois mois. Elles sont largement soutenues par la population si l’on en croit les enquêtes d’opinion. Pendant la semaine écoulée, j’ai eu l’occasion de participer aux portes-à-portes organisés par les militants de La France Insoumise dans le cadre du « Tour de Lille » pour les élections européennes. Dans chaque immeuble, à chaque étage, des témoignages saisissants et bouleversants, des situations de logement, de revenus, de santé, indignes d’un grand pays comme le notre. Parmi les témoignages, un m’a particulièrement marqué. Il s’agissait d’un père de famille qui au cours de la conversation me glissât : « les Gilets Jaunes, on les soutient, mais pour nous c’est tellement difficile tous les jours qu’on a même plus le courage de mettre un Gilet Jaune et de descendre dans la rue. Heureusement que d’autres le font pour nous. Comme vous qui nous représentez. » Ainsi, la macronie peut toujours exiger que « les manifestation s’arrêtent », l’opinion fatiguée vouloir que le mouvement se termine, il n’en demeure pas moins que les revendications qu’il porte sont majoritaires dans le pays et que le soutien aux Gilets Jaunes reste très fort après trois mois de mobilisation. Il n’y a pas d’ordre public possible sans la justice sociale. Quel pouvoir peut gouverner contre son peuple avec des manifestations tous les week-ends ? Le 15 Mars, le « Grand Débat » sera terminé. Pas le mouvement des Gilets Jaunes. La réalité apparaitra alors dans toute sa cruauté : Macron ne changera pas de cap ainsi qu’il avait averti dès le départ. Tout cela n’aura donc servi à rien. C’est alors que la colère, intacte, se démultipliera dans le pays et déboulera de tous les secteurs en tension, nombreux, dans la société. A ce train là, je pense que nous aurons un printemps social inédit. Macron ne peut pas s’en sortir sur le terrain dans lequel il s’est engagé.

La macronie invente un axe antisémites-Gilets-Jaunes-France Insoumise

Le pouvoir patine sévèrement. Macron espérait que le Grand Débat aurait raison de la mobilisation. C’était sans compter sur les Gilets Jaunes qui ont compris dès le départ que l’objet réel de ce Grand Débat était de gagner du temps et de parier sur l’essoufflement du mouvement. Ajoutez à cela les astuces du gouvernement sur le cadrage d’un Grand Débat qui n’est pas en mesure de modifier quoi que ce soit du cap présidentiel et où les questions posées sont bidonnées comme sur la fiscalité (du genre, vous voulez plus d’impôts ou moins de services publics ?) et l’effet est immédiat. Ce Grand Débat touchera bientôt à sa fin. Pas le mouvement des Gilets Jaunes et Macron le sait bien. Les revendications portées par le mouvement et soutenues par l’opinion sont strictement incompatibles avec le cap présidentiel. Macron, bien embarrassé par la résurgence de l’affaire Benalla, a donc besoin d’allumer des contrefeux et de chercher à caractériser le mouvement des Gilets Jaunes pour autre chose que ce qu’il est véritablement, à savoir, un mouvement social d’ampleur contre lui et sa politique.

Souvenez-vous, lorsque le mouvement démarrait sur le caractère antisocial de la taxe carbone, le mouvement des Gilets Jaunes était caractérisé d’anti-écologiste. Puis, il est devenu d’extrême-droite. Puis, parce que chaque semaine se constataient des scènes de violences urbaines, le mouvement était violent dans son ensemble. Toutes ces tentatives n’auront pas eu raison du mouvement. Oui, mais voilà, pour Macron le temps presse car la fin de son Grand Blabla est proche et que va-t-il se passer si le mouvement se poursuit et que les revendications restent les mêmes ? Dès la semaine dernière commençait donc la nouvelle offensive consistant à tenter de coller l’étiquette « antisémites » aux Gilets Jaunes au moment où l’on déplorait une hausse des actes antisémites l’année dernière d’après les chiffres annoncés par le ministre de l’Intérieur et ou de nouveaux actes graves étaient commis. Quelques tentatives malhabiles sur les réseaux sociaux voulaient que d’inacceptables tags antisémites soient associés de près ou de loin à la manifestation des Gilets Jaunes alors que celle-ci se tenait à un tout autre endroit. La sauce ne prit pas. Mais voilà qu’en marge de l’acte XIV des Gilets Jaunes, l’écrivain Alain Finkielkraut fut pris à partie par quelques participants à la manifestation dont la presse nous apprend depuis les liens avec la mouvance salafiste pour l’un d’entre eux, offrant l’occasion de coller à ce mouvement la responsabilité de la montée de l’antisémitisme alors même que des Gilets Jaunes se sont interposés et ont protesté contre ces agissements. Le mouvement des Gilets Jaunes, par nature, charrie de multiples contradictions et il ne peut être résumé, ni à la violence qui peut exister en son sein, ni aux délits qui pourraient y être commis, ni aux opinions qui le composent. Imaginez la souffrance que cela est pour l’immense majorité de ces français qui n’en peuvent plus et ont décidé de porter un gilet jaune pour exprimer pacifiquement leur désespoir que de se voir associer à des violences ou des délits qu’ils ne commettent pas ou de se voir repeints en « foule haineuse » et antisémite. Le tout en plus d’une répression considérable de ce mouvement.

En associant l’étiquette « antisémites » au mouvement des Gilets Jaunes, les responsables politiques rabougrissent et mettent en danger la lutte contre l’antisémitisme. La lutte contre l’antisémitisme et le racisme en général concerne toutes les consciences républicaines. L’instrumentaliser à des fins politiciennes la rend non seulement inefficace mais de surcroît est dangereux. Ainsi, quand le Parti Socialiste prend l’initiative d’un rassemblement de l’arc des forces républicaines contre l’antisémitisme et s’empresse de publier un appel duquel est exclue La France Insoumise alors qu’aucun contact officiel du mouvement ne demandait expressément sa signature ou sa participation pour un évènement précis, comment ne pas voir la manoeuvre bassement politicienne ? Evidemment que la France Insoumise se joint à cet appel ! De même, quand les responsables de La République En Marche suivis par l’inconséquent Yannick Jadot et relayés par la bonne presse, osent parler de « complaisance » ou d’ « ambiguïté » de La France Insoumise à l’égard des discours antisémites ou que le serviteur de la macronie, Cohn-Bendit, se sent autoriser à parler de « bêtise rouge-brune » concernant Jean-Luc Mélenchon, il y a une défaillance politique grave. Il y a déjà bien trop d’antisémites et de racistes dans le pays pour en inventer d’autres ! La France Insoumise n’a jamais failli dans la lutte contre l’antisémitisme et contre le racisme. Dois-je rappeler pour ne prendre que cet exemple, les mots de Jean-Luc Mélenchon alors que le groupe parlementaire de La France Insoumise se faisait expulser par quelques extrémistes de la marche en hommage à Mireille Knoll ? « Ce qui est important, c’est que le message passe jusqu’au plus profond village de France : que chaque juif sache qu’il est sous la protection de la totalité de la communauté nationale. Voilà ce qui est important. » L’essence même de notre combat politique, c’est l’égalité. Nous refusons que quiconque soit disqualifié en raison de sa croyance religieuse, de sa couleur de peau, de son orientation sexuelle… Nous sommes particulièrement inquiet des agitations communautaires de toutes sortes qui entament lourdement l’unité républicaine. Dans de tels moments, il est urgent de prendre de la hauteur, d’analyser politiquement la situation et de comprendre ce qu’il se passe. L’antisémitisme et le racisme doivent être condamnés et combattus avec la plus grande fermeté. Mais instrumentaliser l’antisémitisme pour tenter de faire des Gilets Jaunes autre chose que ce qu’ils sont, c’est prendre un risque inconsidéré. Rien ne peut masquer ce dont les Gilets Jaunes, par delà toutes les contradictions en leur sein, de formes d’action et de fond, sont : un grand mouvement populaire inédit contre la vie chère, pour la justice sociale et fiscale et pour la démocratie et donc nécessairement contre Macron et son monde. Les mobilisations contre le climat et l’implication de la jeunesse en leur sein sont particulièrement encourageantes. A l’issue du Grand Blabla national, le week-end du 16 mars et ses multiples mobilisations, dont la marche pour le climat, sera déterminant. Depuis des semaines déjà, les gilets jaunes reprennent ce slogan qui résume très bien la situation : « Fin du monde, fin du mois, mêmes responsables, même combat ! ».

Avenir, élites et intelligence artificielle.

Voila ce que certains nous promettent :

 

« Quand ils auront coupé le dernier arbre, pollué le dernier ruisseau, pêché le dernier poisson.
Alors ils s’apercevront que l’argent ne se mange pas. »
Tatanka Yotanka

Marche citoyenne Clermont-ferrand

J’veux du soleil

Mercredi 27 mars 2019 de 18:00 à 22:00 avec François RUFFIN

 

LE RIO :

Bonjour à tous
Les préventes pour les séances du 27 mars seront disponibles dès lundi 11 février uniquement en caisse du cinéma tous les jours de 14h à 21h.
Nous ne prenons pas de réservation par téléphone et par mail.

 
Le Rio
178 Rue sous les Vignes, 63100 Clermont-Ferrand

On lâche rien

HK & Les Saltimbanks

 

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