Les Gilets Jaunes 63

Citoyens, réveillez-vous !

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TINA ?

« There is no alternative (TINA), traduit en français par « Il n’y a pas d’autre choix » ou « Il n’y a pas d’alternative » ou « Il n’y a pas de plan B », est un slogan politique couramment attribué à Margaret Thatcher lorsqu’elle était Premier ministre du Royaume-Uni.

Ce slogan signifie que le marché, le capitalisme et la mondialisation sont des phénomènes nécessaires et bénéfiques et que tout régime qui prend une autre voie court à l’échec. »

Critique de proximité

 

Fondé en 2012 par Julien et Etienne Dupoux, deux frères Creusois, fils de fermier de Fontanières, ce trimestriel totalement indépendant (et bénévole) couvre l’actualité de la Creuse, de l’Allier et du Puy-de-Dôme sous le prisme des rapports de pouvoir locaux entre paysannerie, citoyens, État et intérêts privés.

Le canard est tiré à mille exemplaires et diffusé chez les marchands de journaux d’une dizaine de cantons. Des enquêtes, reportages de terrain et une ligne éditoriale satirique que ne saurait renier tout bon Gilet Jaune qui se respecte. 

Nous invitons tous les camarades mobilisés au sein du mouvement régional à soutenir l’équipe de rédaction qui a besoin de renfort pour que continue à vivre Le Trou des Combrailles, porte-voix de nos territoires depuis presque une décennie et précieux allié du combat à venir dans lequel nous sommes tous engagés.

Diffusez, proposez, agissez !

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Plan de bataille

(SE) PRÉPARER (A) LA TEMPÊTE

Par Cerveaux non disponibles, le 11 avril 2019

Il y a deux façons d’analyser la période actuelle du mouvement des Gilets Jaunes : la première, celle du gouvernement et des médias, consiste à se convaincre que la mobilisation s’essouffle de samedi en samedi et que le mouvement va petit à petit prendre fin, notamment grâce au miracle du grand débat.

L’autre façon d’analyser cette séquence est beaucoup plus enthousiasmante : depuis quelques jours, une effervescence presque souterraine traverse le mouvement. Au-delà des mobilisations du samedi, de nombreux citoyens se réunissent et lancent des initiatives : l’appel de Saint-Nazaire, la semaine jaune, le front populaire à partir du 27 avril, des propositions de jonction entre mouvement écolo et GJ, l’occupation des ronds-points avec des banquets à partir du 04 mai, l’appel pour un 1er mai offensif et solidaire…

Nous pourrions donc être dans cette fameuse période de “calme avant la tempête”. Avec l’idée que la tempête débuterait le 20 avril avec le deuxième ultimatum sur Paris. A partir de cette date, un enchainement d’actions et d’initiatives pourrait lancer une dynamique de lutte quasi permanente, afin de rompre avec les deux aspects les plus décriés du mouvement : les manifs déclarées et inoffensives et le fait d’agir uniquement le samedi.

Si cette prévision se révèle juste, il importe à tous ceux qui aspirent à un changement radical du système d’utiliser les derniers jours de calme pour préparer au mieux cette tempête.

1/ Se préparer personnellement, pour savoir jusqu’où l’on est prêt à engager son corps et sa vie personnelle/professionnelle dans cette lutte. En cela, il est assez étonnant de voir que malgré les menaces et la répression aveugle que subit le mouvement, plus de 40 000 personnes se sont inscrits sur les divers événements du 20 avril. Encore plus surprenant, plus de 10 000 personnes sont inscrites sur l’événement facebook du 1er mai « Acte Ultime, Paris Capitale de l’émeute » ! C’est un signe fort qu’une partie de plus en plus grande de la population ne supporte plus d’être écrasée et humiliée par quelques puissants, et qu’aucune carotte ni aucun bâton ne pourra calmer cette colère.

L’ampleur des mobilisations du 20 avril, du 27 avril, du 1er mai et des jours suivants sera ultra déterminante. Le mouvement s’approche en effet d’un seuil critique de personnes présentes et offensives. Un seuil qui pourrait transformer la révolte en véritable remise en cause du système. Mais, en plus d’une mobilisation massive et encore supérieure à celle du 16 mars, il faudra également avoir préparé le terrain pour construire des espaces de luttes avant et après les manifestations de rue.

2/ Se préparer collectivement donc. Car les différentes mobilisations auront beau être massives et déterminées, il faudra être en mesure de proposer aux Gilets Jaunes et autres citoyens en colère des lieux pour se réunir dans la durée. Des lieux pour débattre. Des lieux pour initier des propositions politiques et sociales. Des lieux également pour rencontrer les citoyens qui ne seraient pas encore entrés dans la lutte mais qui pourraient le faire : occupations de rond-points, création de cabanes de GJ, occupations de bâtiments, de places… Reprenons ce qui est à nous, et reprenons le pour lutter et pour se rencontrer. De nombreuses autres idées peuvent (et doivent) sûrement voir le jour. La chance du mouvement, et sa force, se trouve dans son horizontalité et dans le fait que chacun peut lancer une idée, et que celle-ci se verra réalisée si assez de GJ la trouve intéressante et souhaitent la mettre en œuvre. Que ces jours soient donc la période où fleurissent les idées et les propositions. Pour que dans quelques jours puissent éclore les fleurs de la révolte.

Soutenez les camarades de la vie manifeste

https://laviemanifeste.com/archives/12015

Le monopole de la casse légitime

Destruction de la cabane du Brézet, ce mercredi 17 avril, sur ordre de la préfecture.

En dépit des mesures administratives, violences policières et condamnations judiciaires, sur tous les fronts la lutte continue !

Photos : Zinedine Zolive

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=160492764969769&id=100030271394731

Acte 22 : la répression s’intensifie à Toulouse

Témoignage de Fanny, heure par heure, le lendemain des faits.

Récit de l’acte 22 à Toulouse. Le 13 avril (ceci n’est que la stricte verité)

Une nuit est passée j’ai toujours la rage.

Arrivée à 12h15 avec mes parents au métro jean jaures, on remonte vers les allées jean jaures, on discute avec des personnes, l’ambiance est joyeuse et il fait beau.

Puis quinze minutes après, la manif fait demi tour car des forces de l’ordre qui sont en haut des allées bloquent l’accès et ils ont également fermé le bas des allées et les rues adjacentes.

Et là l’enfer se déchaîne, lacrymos en nombre incalculable, impossible de respirer ou même pour ma part d’ouvrir les yeux, à la limite du malaise. Par réflexe je me suis accrochée au bras de mon père (merci à une medic avec une croix verte pour son produit miracle sur les yeux). Je ne sais pas combien de temps ça a duré (cerveau en mode pause) et là miracle de la solidarité une porte s’ouvre.

Merci aux personnes qui nous ouvert leur porte de l’immeuble pour qu’on puisse sortir de cet enfer et de ce gaz, merci à la personne qui habite en hauteur et qui nous a dit de pas ressortir car ça continuait. Vous avez sorti 15 personnes d’un enfer.

On est restés dans cette cour d’immeuble 15-20 minutes peut être et ce qui m’a le plus choqué on s’est tout mis à chuchoter ou à se taire en fonction du bruit de tirs qui se rapprochait (je sais pas lesquels) de peur que le bac ou les CRS trouvent notre cachette et nous matraquent. Une personne dira c’était comme les juifs pendant la guerre gazés et enfermés ; on a du escalader des grilles pour pouvoir sortir par une autre entrée d’immeuble à l’air pur.

Cortège explosé dans toute la ville

13h50. On est de retour à Jean Jaurès. Des forces de l’ordre qui bloquent les accès aux boulevards et ainsi que les allées Jean Jaures. Au loin une cabane de chantier prend feu sur les allées. Deux tanks de gendarmerie sont positionnés en bas des allées.

Je vois une personne d’une soixantaine d’années se mettre devant les chars et leur demander de tirer sur la foule, le peuple tant qu’ils y sont.

15h. On repart vers Wilson et la rue Alsace lorraine, l’ambiance est convivial ça chante, ça discute, puis de nouveau repousses vers jean jaures.

16h. Un cortège s’est retrouvé bloqué à Francois Verdier où ils ont également vécu le même enfer que le midi, un autre cortège bloqué à Jeanne d’arc et l’intersyndicale (manif déclarée) réprimés aussi par les gaz lacrymogène. Peut être d’autres cortège dans la ville je sais pas.

16h20. On se met à l’abri dans le Burger King, merci aux gérants de nous avoir laisser rentrer. On y restera deux heures et demi, bloqués dedans car impossible d’en ressortir les flics ne laissaient personne passer.

16h37. À vouloir nous diviser en plusieurs cortèges, 5-6 flics se sont fait encerclés sans aucune blessure. On voit les gaz à Francois Verdier. On a passé un cap, les personnes ne reculent plus devant les gaz, ils partent, font demi tour mais ils reviennent toujours à Jean Jaures.

16h53. Du métro Jean Jaures à Wilson nuage de lacrymo, on voit plus rien. Et là c’est reparti gazage à gogo, ils ont du éteindre la ventilation pour éviter qu’on soit gazer a l’intérieur

17h. On aperçoit les voltigeurs (ah oui c’est vrai ça n’existe plus en France)

De 17h30 à 19h, à travers les vitres nous voyons une personne se faire tabasser et prendre un coup de pied alors qu’il voulait juste partir et une femme se faire mettre au sol puis être relâchée et une autre violemment interpellée Des barrières de chantier céderont. En plus des lacrymo.

19h. Le gérant nous laisse sortir par la porte sur le côté et on a pu reprendre le métro sous l’odeur des gaz importants.

Un message aux forces de l’ordre si jamais vous lisez ceci : Vous avez des ordres ? Ok. Quand vous aurez l’ordre de tirer sur les manifestants le ferez vous ? Où s’arrêtera votre folie ? Pour finir : hier à Toulouse c’était la guerre, force de l’ordre contre le peuple, faut que ça se sache c’est plus une histoire de gilets jaunes

De la servitude moderne

Par Jean-François Brient et Victor León Fuentes, 2009

De la servitude moderne est un livre et un film documentaire de 52 minutes produits de manière totalement indépendante ; le livre (et le DVD qu’il contient) est distribué gratuitement dans certains lieux alternatifs en France et en Amérique latine. Le texte a été écrit en Jamaïque en octobre 2007 et le documentaire a été achevé en Colombie en mai 2009. Il existe en version française, anglaise et espagnole. Le film est élaboré à partir d’images détournées, essentiellement issues de films de fiction et de documentaires.

L’objectif central de ce film est de mettre à jour la condition de l’esclave moderne dans le cadre du système totalitaire marchand et de rendre visible les formes de mystification qui occultent cette condition servile. Il a été fait dans le seul but d’attaquer frontalement l’organisation dominante du monde.

 

Derrière la façade des Ehpad

Par Julie Pichot et Vincent Liger (Cat & Cie), 20 septembre 2018

Nourriture rationnée, soins bâclés, personnels insuffisants ou intérimaires : nos parents et nos grands-parents sont-ils maltraités dans les Ehpad, ces maisons de retraite médicalisées dans lesquelles beaucoup de personnes âgées vont finir leurs jours ?

Près d’un quart de ces établissements sont gérés par de grands groupes souvent cotés en Bourse et affichent des taux de profit records. Comment parviennent-ils à une telle rentabilité ? Font-ils des économies sur le dos de nos aïeux ? A travers les témoignages édifiants d’aides-soignants, d’infirmiers ou de cuisiniers, enquête sur la gestion de ces maisons de retraite.

Confessions d’un assassin économique

La guerre moderne est avant tout économique. Les empires sont toujours présents et se propagent au nom des mêmes valeurs de civilisations, démocratisations, de paix… Tout comme la colonisation, l’empire romain et autres empires.

Mais à ce jour les empires sont plus subtiles et diversifiées avec de nouvelles méthodes moins meurtrières mais tout à fait efficaces pour parvenir à ses buts. Cependant la finalité reste la même acquérir du pouvoir et de l’argent pour développer son empire.

Cette interview permet de comprendre les fonctionnements de cette pieuvre mondialisée sans nom, sans patrie , sans âme.

John Perkins (né en 1945 à Hanover dans le New Hampshire aux États-Unis) est un économiste, un écrivain et un activiste social et écologiste américain.

En 1970, il est engagé par une firme internationale de consultants nommée MAIN. Il y débutera là un emploi en tant qu’assassin financier, et sera formé pour endetter des pays du tiers monde et les soumettre aux exigences d’un empire global et de puissants intérêts financiers américains.

Après deux décennies d’hésitations, de menaces et de pots-de-vin, il publie finalement en 2006 son livre « Confessions d’un assassin économique » qui connaîtra un grand succès.

« Confessions d’un assassin économique » fut durant 40 semaines dans la liste des meilleures ventes du New York Times. L’ouvrage a déjà été traduit en 12 langues et le sera bientôt en 16 langues à travers le monde.

Appel de Saint-Nazaire

« Nous Gilets jaunes, constitués en assemblées locales, réunis à Saint-Nazaire, les 5, 6 et 7 avril 2019, nous adressons au peuple dans son ensemble. À la suite de la première assemblée de Commercy, environ 200 délégations présentes poursuivent leur combat contre l’extrémisme libéral, pour la liberté, l’égalité et la fraternité.

Malgré l’escalade répressive du gouvernement, l’accumulation de lois qui aggravent pour tous les conditions de vie, qui détruisent les droits et libertés, la mobilisation s’enracine pour changer le système incarné par Macron. Pour seule réponse au mouvement incarné par les Gilets jaunes et autres mouvements de lutte, le gouvernement panique et oppose une dérive autoritaire. Depuis cinq mois partout en France, sur les ronds-points, les parkings, les places, les péages, dans les manifestations et au sein de nos assemblées, nous continuons à débattre et à nous battre, contre toutes les formes d’inégalité et d’injustice et pour la solidarité et la dignité.

Nous revendiquons l’augmentation générale des salaires, des retraites et des minima sociaux, ainsi que des services publics pour tous et toutes. Nos solidarités en lutte vont tout particulièrement aux neuf millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. Conscients de l’urgence environnementale, nous affirmons, fin du monde, fin du mois, même logique, même combat.

Face à la mascarade des grands débats, face à un gouvernement non représentatif au service d’une minorité privilégiée, nous mettons en place les nouvelles formes d’une démocratie directe. Concrètement, nous reconnaissons que l’assemblée des assemblées peut recevoir des propositions des assemblées locales, et émettre des orientations comme l’a fait la première assemblée des assemblées de Commercy. Ces orientations sont ensuite systématiquement soumises aux groupes locaux. L’Assemblée des assemblées réaffirme son indépendance vis-à-vis des partis politiques, des organisations syndicales et ne reconnaît aucun leader autoproclamé.

Pendant trois jours, en assemblée plénière et par groupes thématiques, nous avons tous débattu et élaboré des propositions pour nos revendications, actions, moyens de communication et de coordination. Nous nous inscrivons dans la durée et décidons d’organiser une prochaine Assemblée des assemblées en juin.

Afin de renforcer le rapport de forces, de mettre les citoyens en ordre de bataille contre ce système, l’Assemblée des assemblées appelle à des actions dont le calendrier sera prochainement diffusé par le biais d’une plateforme numérique.

L’Assemblée des assemblées appelle à élargir et renforcer les assemblées citoyennes souveraines et de nouvelles. Nous appelons l’ensemble des Gilets jaunes à diffuser cet appel et les conclusions des travaux de notre assemblée. Les résultats des travaux réalisés en plénière vont alimenter les actions et les réflexions des assemblées.
Nous lançons plusieurs appels, sur les européennes, les assemblées citoyennes populaires locales, contre la répression et pour l’annulation des peines des prisonniers et condamnés du mouvement. Il nous semble nécessaire de prendre un temps de trois semaines pour mobiliser l’ensemble des Gilets jaunes et convaincre celles et ceux qui ne le sont pas encore. Nous appelons à une semaine jaune d’action à partir du 1er mai.

Nous invitons toutes les personnes voulant mettre fin à l’accaparement du vivant à assumer une conflictualité avec le système actuel, pour créer ensemble, par tous les moyens nécessaires, un nouveau mouvement social, écologique, populaire. La multiplication des luttes actuelles nous appelle à rechercher l’unité d’action.
Nous appelons à tous les échelons du territoire à combattre collectivement pour obtenir la satisfaction de nos revendications sociales, fiscales, écologiques et démocratiques.

Conscients que nos avons à combattre un système global, nous considérons qu’il faudra sortir du capitalisme. Ainsi nous construirons collectivement le fameux « toutes et tous ensemble » que nous scandons et qui rend tout possible. Nous construisons toutes et tous ensemble à tous les niveaux du territoire.

Le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple. Ne nous regardez pas, rejoignez-nous. »

 

Qui dirige l’Union Européenne ?

C’est le sous-titre du documentaire des autrichiens Friedrich Moser et Matthieu Lietaert, l’un est journaliste, l’autre docteur en Sciences Politiques.

Cette question pourrait sembler aller de soi s’il on s’en tient à des considérations institutionnelles, ce qui est le cas de la plupart des observateurs, citoyens de l’Union ou non, universitaires inclus.

Mais dès lors que l’on pénètre les arcanes du pouvoir, les enjeux économiques deviennent déterminants. Il en va de l’Europe comme des autres zones, dont le niveau d’intégration est fonction des traités de libre-échange, qui sont eux-mêmes signés seulement là où le développement des forces productives le permet et pour les besoins expansionnistes du capital.

Ce que racontent les deux réalisateurs, un brin ingénus, c’est comment les groupes de pression industriels, notamment la Table ronde européenne (ERT), ont fortement influencé le développement de l’U.E à partir des années 1980.

Il ne s’agit donc pas ici, et on peut le regretter, de retracer l’histoire de l’institution dès son origine (car l’on verrait alors que ces fameux « lobbies » ne sont que l’expression discrète et contemporaine d’un processus structurel de subordination du politique aux forces de  l’argent) mais plutôt d’une immersion dans ce qu’est l’Union Européenne d’aujourd’hui.

Et l’on est loin des spots de campagne et plateaux télé où la vision d’une Europe toujours plus fédérale et/ou sociale aux lendemains chantants se disputent le primat. La réalité superstructurelle de l’UE est celle d’un vaste marché, peu régulé et soumis aux intérêts privés des sociétés multinationales, fonds souverains et banquiers internationaux… au détriment de ce que politiciens et technocrates persistent à nommer « intérêt général ».

De l’Europe des lubies à l’Europe des lobbies, la domination économique, des états, entreprises nationales mais surtout des travailleurs des pays membres, est au cœur du processus de construction européenne et l’angle mort du discours apologétique des élites bruxelloises.

Les lobbies ne sont pas le cheval de Troie d’une Europe assiégée et prise au dépourvu : ces intérêts privés organisés en groupes d’influence sont ceux du capital apatride qui recrée à son image, c’est-à-dire à sa mesure, l’espace de son auto déploiement.

À cet égard, l’intégration européenne est bien ce « sens de l’Histoire » dont l’on nous rebat les oreilles ad nauseam comme pour nous faire oublier qu’il n’existe pas d’inertie sans force et que si l’Histoire est en mouvement c’est bien là le résultat des contradictions objectives entre les forces sociales qui la produisent.

Les Gilets Jaunes ne sont ni pro ni anti Europe. Ils sont raisonnables : comment nous, travailleurs et citoyens, qui avons toutes les peines du monde à prendre le contrôle du processus politique à échelle locale pourrions-nous avoir la moindre prise sur une structure aussi grande, complexe et opaque que l’U.E dépeinte par les réalisateurs de « Brussels Business » ?

 

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