Les Gilets Jaunes 63

Citoyens, réveillez-vous !

Catégorie : Éducation

Par-delà les corporatismes

Hôpitaux et Fonction Publique : grève unitaire et manifestations le 9 mai

Communiqué intersyndical du 12 avril 2019

Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires, et UNSA de la Fonction publique affirment de nouveau leur attachement aux valeurs du service public et à une Fonction publique au service de toutes et tous, porteuse de l’intérêt général.

Depuis de nombreux mois, en dépit de leurs revendications et propositions, elles constatent que le pouvoir exécutif poursuit une politique contraire aux intérêts de la population, néfaste pour les missions publiques et pour les agent-e-s. Le gouvernement pratique le double langage en prônant la modernisation de la Fonction publique et le respect des agent-e-s public-que-s, alors même qu’il ne revalorise pas leur rémunération, qu’il supprime des postes, engendrant une forte dégradation des conditions de travail, et veut affaiblir leurs droits et garanties.

Les personnels, avec leurs organisations syndicales, revendiquent l’augmentation de la valeur du point d’indice afin d’améliorer leur pouvoir d’achat, la suppression du jour de carence et rappellent leur opposition aux 120 000 nouvelles suppressions de postes annoncées.

A de multiples reprises, nos organisations se sont opposées à ces mesures et ont mis sur la table des propositions alternatives.

Poursuivant leur politique, toujours sans tenir grand compte des organisations syndicales représentatives, le Président de la République et le gouvernement comptent faire adopter au Parlement, d’ici au début de l’été, une loi dite de transformation de la fonction publique dont nombre de dispositions ont une portée très grave tant pour les agent-e-s et les citoyen-ne-s que pour l’avenir de la Fonction publique.

Il en est ainsi, par exemple, de la mise en place d’une instance unique en lieu et place des comités techniques et CHSCT, instance qui risque de diluer et amoindrir les actions dans des domaines essentiels de la sécurité, de la santé et de la vie au travail. C’est aussi le cas avec la suppression des compétences des CAP en matière de promotion et de mobilité, mesure qui va favoriser une gestion opaque et priver les personnels de recours contre l’arbitraire.

Avec le recours au recrutement accru à tous les niveaux de contractuel-le-s, la précarité sera encore aggravée particulièrement avec des contrats de mission à durée déterminée pouvant être rompu à tout moment. Par ailleurs, aucune amélioration substantielle des garanties collectives ni sécurisation des parcours professionnels n’est envisagé pour les contractuel-le-s pas plus qu’un encadrement plus strict des conditions de recrutement et de formation. De plus, c’est l’égalité d’accès aux emplois publics et les garanties de neutralité de l’agent public qui sont menacées.

Après des communiqués unitaires, après des délais de consultations des instances supérieures de la Fonction publique peu respectueuses d’un dialogue social de qualité, après que toutes les organisations représentatives de la Fonction publique aient donné un avis défavorable au projet de loi dit de transformation de la fonction publique, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires, et UNSA réaffirment leur volonté de mettre en œuvre un processus de mobilisation inscrit dans la durée.
Pour dire non au projet de loi de transformation de la fonction publique et pour demander au gouvernement qu’il ouvre enfin des négociations sur de nouvelles bases, elles appellent d’ores et déjà toutes et tous les agent-e-s de la Fonction publique à se mettre en grève le jeudi 9 mai prochain, étape forte du processus de mobilisation.

Ndlr : Nombreux sont les Gilets Jaunes liés par leur profession à la Fonction Publique et tous sont attachés à la qualité de ses services. Ces derniers, par nécessité et solidarité soutiennent donc les agents du secteur, le principe de la grève et des manifestations. 

La stratégie unitaire est évidemment la bonne, cependant beaucoup d’entre nous sont sceptiques quant aux capacités (velléités ?) syndicales à durcir le ton et engager le mouvement social dans une lutte offensive plutôt que défensive dont l’on observe les échecs année après année.

Nous apportons donc notre soutien aux camarades exploités de la Fonction Publique, personnel hospitalier, salariés des EHPAD, employés municipaux, précaires de l’Éducation Nationale et des collectivités territoriales ; Mais nous appelons également les bases syndicales à exiger de leur direction une ligne claire et combative visant à la redéfinition complète du rapport de force entre l’État et les travailleurs.

Le temps du « dialogue social » est révolu. Ce sont les misérables conditions de vie matérielles et morales des masses salariées qui l’ont aboli, et la politique du gouvernement qui en a officialisé la rupture : le mouvement des Gilets Jaunes est la traduction de cette conflictualité grandissante. 

Nous disons à nos camarades fonctionnaires que le champ de la lutte doit être élargi à son maximum car le sens de leur engagement pour la collectivité ne pourra être retrouvé que dans notre émancipation commune des forces inhumaines de l’argent, celles pour qui la vie n’a d’autre valeur que celle du profit et de la rentabilité, qui saccagent nos existences, transforment celles de nos aînés en enfer et sabotent celles de nos enfants. 

Rejetons toutes les médiations qui voudraient nous enserrer dans de stériles et interminables discussions, conférences, Grenelles et ainsi nous retirer les moyens et objectifs de notre lutte ! Nous Gilets Jaunes, ne signerons aucun pacte ! Car c’est bien à l’assaut de la vie toute entière que notre mouvement est parti le 17 novembre dernier !

Amis salariés de l’État, grossissez nos rangs, nous grossirons les votres jusqu’à ce que le mouvement social ne fasse plus qu’un dans l’affirmation radicale de notre désir subversif : ni coupes ni rallonges budgétaires, ni austérité ni croissance, sortons de cette logique mortifère et plaçons ici et maintenant nos besoins essentiels au centre de la production humaine ! Assez de la gestion comptable et verticale de nos établissements ! Allons conquérir la dignité, la joie et l’amour intergénérationnel dont nous prive la division sociale du travail et le mode de production capitaliste !

Démocratie

Démocratie désigne le plus souvent un régime politique dans lequel les citoyens ont le pouvoir.

Elle peut aussi désigner ou qualifier plus largement une forme de société, une forme de gouvernance de toute organisation, ou encore un système de valeurs.

De façon générale, un gouvernement est dit démocratique par opposition :

  • aux systèmes monarchiques, où le pouvoir est détenu par un seul monos = seul, unique).
  • aux systèmes oligarchiques, où le pouvoir est détenu par un groupe restreint d’individus ( = en petite quantité, peu abondant).

 

« le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » Abraham LINCOLN  1860

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