Les Gilets Jaunes 63

Citoyens, réveillez-vous !

Catégorie : Finance

Confessions d’un assassin économique

La guerre moderne est avant tout économique. Les empires sont toujours présents et se propagent au nom des mêmes valeurs de civilisations, démocratisations, de paix… Tout comme la colonisation, l’empire romain et autres empires.

Mais à ce jour les empires sont plus subtiles et diversifiées avec de nouvelles méthodes moins meurtrières mais tout à fait efficaces pour parvenir à ses buts. Cependant la finalité reste la même acquérir du pouvoir et de l’argent pour développer son empire.

Cette interview permet de comprendre les fonctionnements de cette pieuvre mondialisée sans nom, sans patrie , sans âme.

John Perkins (né en 1945 à Hanover dans le New Hampshire aux États-Unis) est un économiste, un écrivain et un activiste social et écologiste américain.

En 1970, il est engagé par une firme internationale de consultants nommée MAIN. Il y débutera là un emploi en tant qu’assassin financier, et sera formé pour endetter des pays du tiers monde et les soumettre aux exigences d’un empire global et de puissants intérêts financiers américains.

Après deux décennies d’hésitations, de menaces et de pots-de-vin, il publie finalement en 2006 son livre « Confessions d’un assassin économique » qui connaîtra un grand succès.

« Confessions d’un assassin économique » fut durant 40 semaines dans la liste des meilleures ventes du New York Times. L’ouvrage a déjà été traduit en 12 langues et le sera bientôt en 16 langues à travers le monde.

Qui dirige l’Union Européenne ?

C’est le sous-titre du documentaire des autrichiens Friedrich Moser et Matthieu Lietaert, l’un est journaliste, l’autre docteur en Sciences Politiques.

Cette question pourrait sembler aller de soi s’il on s’en tient à des considérations institutionnelles, ce qui est le cas de la plupart des observateurs, citoyens de l’Union ou non, universitaires inclus.

Mais dès lors que l’on pénètre les arcanes du pouvoir, les enjeux économiques deviennent déterminants. Il en va de l’Europe comme des autres zones, dont le niveau d’intégration est fonction des traités de libre-échange, qui sont eux-mêmes signés seulement là où le développement des forces productives le permet et pour les besoins expansionnistes du capital.

Ce que racontent les deux réalisateurs, un brin ingénus, c’est comment les groupes de pression industriels, notamment la Table ronde européenne (ERT), ont fortement influencé le développement de l’U.E à partir des années 1980.

Il ne s’agit donc pas ici, et on peut le regretter, de retracer l’histoire de l’institution dès son origine (car l’on verrait alors que ces fameux « lobbies » ne sont que l’expression discrète et contemporaine d’un processus structurel de subordination du politique aux forces de  l’argent) mais plutôt d’une immersion dans ce qu’est l’Union Européenne d’aujourd’hui.

Et l’on est loin des spots de campagne et plateaux télé où la vision d’une Europe toujours plus fédérale et/ou sociale aux lendemains chantants se disputent le primat. La réalité superstructurelle de l’UE est celle d’un vaste marché, peu régulé et soumis aux intérêts privés des sociétés multinationales, fonds souverains et banquiers internationaux… au détriment de ce que politiciens et technocrates persistent à nommer « intérêt général ».

De l’Europe des lubies à l’Europe des lobbies, la domination économique, des états, entreprises nationales mais surtout des travailleurs des pays membres, est au cœur du processus de construction européenne et l’angle mort du discours apologétique des élites bruxelloises.

Les lobbies ne sont pas le cheval de Troie d’une Europe assiégée et prise au dépourvu : ces intérêts privés organisés en groupes d’influence sont ceux du capital apatride qui recrée à son image, c’est-à-dire à sa mesure, l’espace de son auto déploiement.

À cet égard, l’intégration européenne est bien ce « sens de l’Histoire » dont l’on nous rebat les oreilles ad nauseam comme pour nous faire oublier qu’il n’existe pas d’inertie sans force et que si l’Histoire est en mouvement c’est bien là le résultat des contradictions objectives entre les forces sociales qui la produisent.

Les Gilets Jaunes ne sont ni pro ni anti Europe. Ils sont raisonnables : comment nous, travailleurs et citoyens, qui avons toutes les peines du monde à prendre le contrôle du processus politique à échelle locale pourrions-nous avoir la moindre prise sur une structure aussi grande, complexe et opaque que l’U.E dépeinte par les réalisateurs de « Brussels Business » ?

 

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén